Le sarkotour à Fessenheim

Communiqué de presse de Mathieu Cahn,

Premier Secrétaire Fédéral

et mandataire départemental de François Hollande

le 9 février 2012

 La centrale nucléaire de Fessenheim a été, ce matin, le nouveau théâtre d’une scène de campagne du candidat Sarkozy. L’officialisation prochaine de sa candidature ne faisant plus aucun doute, il a à nouveau réalisé un déplacement de campagne aux frais du contribuable !

Lors de ce déplacement, il s’est engagé à la prolongation de l’exploitation des deux réacteurs de la centrale pour dix nouvelles années.

Aujourd’hui le constat est simple, la centrale nucléaire de Fessenheim est située sur une faille sismique active, elle est huit mètres en contrebas du niveau du Grand Canal d’Alsace, et sous la centrale se trouve la nappe phréatique d’Alsace constituant le plus grand réservoir d’eau douce d’Europe occidentale. En outre, après 34 ans d’exploitation cette centrale est en fin de vie.

Pour renforcer une sécurité qui donc fait défaut, Nicolas Sarkozy choisit de placer Fessenheim sous perfusion : les 15 millions d’euros promis ce jour  uniquement pour le renforcement du radier (sans compter la construction d’une nouvelle source froide) constituent une proposition électoraliste futile qui permettra de sauver pour quelques années seulement les deux réacteurs de Fessenheim.  A terme, les prescriptions de l’ASN pour assurer la sûreté de Fessenheim sont évaluées à 100 millions d’euros! Et ce, alors qu’il faut, dès aujourd’hui, investir dans la recherche et dans la création d’une filière de démantèlement de la production nucléaire et ainsi mener une opération gagnant-gagnant tant sur le plan énergétique que sur celui de l’emploi.

Le choix de François Hollande de s’engager depuis plusieurs mois pour la fermeture de Fessenheim est une décision réfléchie et sage !

François Hollande, dans son programme pour la France, développe l’idée de ne plus être dépendant d’une seule énergie pour son électricité. Nous avons besoin de diversification dans la production d’électricité en France.   Nicolas Sarkozy cite l’Allemagne en exemple quand cela fait son affaire, mais sur la question du nucléaire il a déjà oublié que la chancelière Merkel s’est engagée à ramener de dix à zéro la production nucléaire en Allemagne. François Hollande s’est engagé à faire le même effort, en réduisant la part du nucléaire dans notre production d’électricité de 75% à 50% à l’horizon 2025.

Cette détermination passe par une politique de réduction de la consommation et de vrais investissements dans les énergies renouvelables.

Le 22 avril et le 6 mai, le choix responsable et sérieux pour préparer l’avenir est le choix du changement avec François Hollande. Les Alsaciens savent aujourd’hui que seule l’élection de François Hollande permettra l’arrêt de Fessenheim.

 

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