Jacques BIGOT quitte le Conseil Régional

Communiqué de presse de Jacques BIGOT du 6 octobre 2010

Ce mercredi 6 octobre 2010 j’annonce ma démission du Conseil Régional où je siégeais depuis 1998,  après avoir conduit la liste régionale PS-Verts en  2004 et une liste de rassemblement soutenue par le Parti socialiste en 2010.

Maire d’Illkirch-Graffenstaden et Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg, je veux ainsi anticiper le non cumul des mandats.  Les élus doivent être disponibles pour exercer leurs responsabilités. Aujourd’hui l’agglomération strasbourgeoise est face à de très importants et ambitieux projets pour son avenir dans les domaines du développement économique et de l’aménagement urbain. Ils nécessitent, tant dans ma commune qu’à la Communauté Urbaine,  que j’y consacre toute mon énergie et j’estime que mes engagements ne sont plus compatibles avec l’exercice d’un autre mandat.

Je pense aussi que la crise économique et sociale,  qui touche gravement l’Alsace,  exige que les collectivités territoriales, au-delà des oppositions politiques, travaillent en partenariat sur de nombreux sujets.

L’Alsace est une petite région très densément peuplée. Aucune décision stratégique ne peut être prise par une collectivité,  sans qu’elle ne soit imaginée et construite dans le dialogue et la transparence. Ce territoire métropolitain doit nous pousser à agir de concert dans des domaines aussi fondamentaux que les transports, l’urbanisme, en faveur d’un développement économique durable et de la protection de nos ressources naturelles.

Dans ces domaines, je souhaite conserver une liberté de parole et de franchise vis-à-vis de l’institution régionale,  sans qu’elle ne soit reçue comme la seule expression de l’opposant politique du Président du Conseil Régional.

Ces partenariats supposent des stratégies partagées,  comme celles que nous avons pu mener avec Adrien ZELLER, par exemple pour l’enseignement supérieur. A cet égard le désengagement financier du Conseil Général de nombreuses politiques,  et les difficultés financières de la Région annoncées par Philippe RICHERT m’inquiètent. La Cus n’est pas épargnée.

J’attends que les grandes collectivités alsaciennes soient plus solidaires entre elles et plus exigeante vis-à-vis d’un Etat tenté par le retour au centralisme. Le soutien affiché de Dominique KENNEL et Philippe RICHERT à la réforme territoriale en cours marque d’ailleurs une rupture en Alsace où depuis longtemps la majorité alsacienne avait rejoint l’idée socialiste de la décentralisation et de sa mise en œuvre.

Je reste très critique avec la majorité actuelle et son Président. Ils n’ont  pas su prendre la dimension des bouleversements créés par la mondialisation sur la structure de l’économie alsacienne,  et notamment sur son industrie.  Alors que j’avais proposé à Philippe RICHERT l’ouverture d’Etats Généraux de l’industrie, associant tous les partenaires économiques et sociaux il s’est contenté d’une vague discussion de deux heures sur cette question cruciale.

Je serais remplacé au Conseil régional par Jean-Marc WILLER, Maire d’Erstein, une des personnalités fortes qui avait rejoint ma liste de rassemblement en mars dernier. Je suis convaincu qu’il saura apporter au Conseil Régional toute son énergie et sa force de conviction.

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