Pendant que Nicolas Sarkozy emprunte, l’Alsace paye cash !

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Communiqué de presse de la Fédération du Bas-Rhin du Parti Socialiste

Il est venu parler Grand Emprunt, visiter une pépinière d’entreprise et des installations biotech, participer à une table ronde à laquelle ne pouvaient assister que des militants de son parti… (« Se munir d’une pièce d’identité et de sa carte d’adhérent », ordonnait l’invitation à en-tête UMP).
Il n’est pas venu parler aux Alsaciens. Rencontrer ses concitoyens ? Cela fait longtemps que Nicolas Sarkozy s’en prémunit. Trop peur du dérapage, trop peur de la parole mal contrôlée. Débattre avec les élus des moyens de leur action ? Exclu, malgré l’invite explicitement accueillante de Jacques Bigot. L’Alsace est frappée de plein fouet par la hausse du chômage, et Nicolas Sarkozy n’aura pas expliqué, durant ce court passage, comment les chômeurs peu qualifiés sont censés se transformer en chercheurs – il faut dire que la politique de formation est du ressort de ses amis à la Région, et qu’elle n’aurait fourni aucune réponse satisfaisante.
Alors Nicolas Sarkozy débat avec ses amis, les rassure à quatre mois des régionales, tente de se convaincre qu’ainsi il fait son travail – et repart, aussi vite et seul qu’il est venu. Aucune action, aucune annonce, aucune décision – juste un déplacement électoral couvert par le budget de la Nation.
Le même jour, il publie une tribune à sa signature dans un quotidien national, remettant une nouvelle fois sur le devant de la scène son débat sur l’identité nationale. Que ne l’a-t-il évoqué avec les Alsaciens ? Pourquoi ne pas en discuter avec les habitants d’une région si éloignée des préoccupations parisiennes, si profondément ancrée dans une identité humaniste, européenne – mais régionale ! –, si affectée par une histoire qui l’a prémunie contre les haines et les préjugés nauséabonds ?
L’Alsace n’est pas terre de mission pour les belles paroles et les simplifications hâtives. Nicolas Sarkozy a déclaré, au cours de la table ronde d’aujourd’hui, au sujet des chercheurs : « Il y a ceux qui cherchent et qui trouvent, ceux qui cherchent et qui ne trouvent pas et on va les aider, et il y a ceux qui ne cherchent pas ». Non, Monsieur Sarkozy, la recherche ne peut être ainsi caricaturée par le premier personnage de l’Etat ; mais il est vrai que cela fait longtemps que vous n’êtes plus au service que de vous-même. En votre palais, entouré de courtisans, vous vous complaisez peut-être à croire que vous donnez encore l’image du Président de tous les Français. En Alsace, nous savons désormais que nous ne devons pas compter sur vous ou vos amis de l’UMP pour rebondir.

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