Intervention de Pernelle Richardot, Conseil National du samedi 13 octobre

Cher.e Camarade,

Je voudrais vous rappeler (pour celles et ceux qui en douteraient) les destins de la gauche en Europe et de l’unité européenne sont intimement liés.

Ce constat, c’est aussi le sens de la clarification construite à travers le chantier Europe, exprimée fortement par les militants lors du vote de jeudi.

Nos combats sociaux, écologiques, humanistes n’ont un sens que s’ils trouvent un débouché à travers une forme d’Europe providence. C’est à dire, une construction politique au service des citoyens et contrôlée par eux mêmes.

Mes cher.e.s camarades, nous le savons toutes et tous,

Depuis près de 15 ans les égoïsmes nationaux ont pris le pas sur toute forme de solidarité européenne. Et dès lors que le « chacun pour soi » est devenu la règle en Europe, comment s’étonner de l’émergence des nationalistes, champions du repli identitaire ?

Nous devons -nous aussi (enfin) – avoir le courage de tirer le bilan de cet échec : parce que nous avons refusé de poursuivre l’intégration européenne, nous avons accrédité l’idée que seule la nation protège.

Ces dernières années, l’identité est apparue plus protectrice que les droits et le retour aux valeurs traditionnelles plus rassurant, voire salvateur pour des citoyens perdus….

Mes cher.e.s camarades,

Une partie de la gauche est sur les point de succomber à cette tentation nationaliste. Jusque dans nos propres rangs…..je le regrette profondément mais finalement, le vote de jeudi à le mérite de permettre la clarification que chacun, chacune d’entre nous attendait depuis 2005.

Rompre avec le libéralisme et le nationalisme c’est poursuivre le chemin de l’Unité européenne. ll est temps d’avoir le courage d’affirmer un projet européen fait d’engagements clairs et de sortir des positions ambiguës.

Ce texte est ambitieux. Il clarifie sur bien des points la position des socialistes…

Nous aurions pu aller plus loin…. Comme s’engager sur le renforcement du poids des régions au sein du comité des régions dans la procédure législative européenne et la politique de cohésion,

Nous engager aussi fortement pour que la mise en place d’un espace de droit homogène fondé sur la Convention européenne des droits de l’homme et la charte sociale constitue un objectif politique impératif,

Enfin, nous aurions pu rappeler (en l’écrivant) que pour les socialistes, la place de Strasbourg, symbole de cette démocratie parlementaire renforcée, n’est pas négociable.

Je veux le dire ici – et même si cela fait (encore) débat dans notre parti – contrairement à ce que certain tente de faire croire, il n’y aura pas de politiques publiques sociales européennes ambitieuses sans un réel approfondissement de l’Europe politique ; Il n’ y aura pas de politiques publiques fortes, d’harmonisation fiscale, de lutte contre le dumping sociale sans une Europe fédérale.

C’est de ce débat là dont nous – socialistes français et européens – nous devons nous saisir….
Et c’est bien ce débat là dont Emmanuel Macron ne veut pas car fatalement, il le démasquerait. En se positionnant, il se placerait à droite ou à gauche de l’échiquier politique.

Mes cher.e.s camarades,

L’Europe est à la croisée des chemins. Nous avons maintenant un texte, nous devrons aller défendre nos positions au PSE en décembre puis nous lancer ds la campagne !

L’appel de Marseille du 26 septembre 2018

L’Appel de Marseille

 

Le 26 septembre 2018,

Nous, élus de la République, unis dans la diversité de nos histoires et de nos sensibilités politiques, lançons aujourd’hui à Marseille un appel solennel pour les Libertés locales et constituons une association nous réunissant : les Territoires unis.
Au moment où les peuples grondent, partout en Europe, contre leurs classes dirigeantes, où la capacité du Gouvernement à réformer le pays est mise en doute par les Français, la République des territoires, elle, n’a toujours pas été tentée en France.
Tous les défis d’avenir de notre pays, qu’il s’agisse de la transition énergétique et écologique, de la recherche d’un nouveau modèle agricole ou encore de la ré industrialisation de notre pays par les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Entreprise de Taille Intermédiaire (ETI) supposent un puissant mouvement de décentralisation.

 

C’est la force de tous nos voisins européens. C’est également au plus près du terrain, que se mènent au quotidien, avec nos collectivités et nos associations, la bataille contre la pauvreté, l’accompagnement des personnes les plus vulnérables, notamment handicapées, ou encore l’accès au logement et à la culture.

 

Notre pays meurt à petits feux de son ultra-centralisation. Que l’on ne s’y trompe pas, nous sommes d’authentiques républicains attachés à l’unité de notre pays, à ses institutions, mais nous ne pouvons plus accepter la prise de pouvoir et le mépris de plus en plus flagrant d’une technocratie, enfermée dans ses certitudes et coupée de nos territoires et de nos vies.

 

L’avenir de la France ne peut se résumer à quelques métropoles. Comme le disait Gaston Defferre, « la France est dans nos villes, dans nos villages. Elle aspire à tenir sa place, à être considérée, à jouer son rôle, à choisir son destin. Il est injuste et dangereux de la maintenir sous le boisseau, de l’empêcher de s’exprimer, de décider pour elle-même ».

 

 

Au plus près du terrain, des élus colmatent les fractures de notre pays, portent l’essentiel de l’innovation et de l’investissement publics, maintiennent une qualité de vie et répondent avec toujours moins de moyens aux préoccupations quotidiennes de nos concitoyens. Le nombre inégalé de démissions de ces serviteurs désintéressés de notre pays doit aujourd’hui tous nous alerter. Il est temps d’entendre leur demande de considération et de faire cesser les causes de leur découragement.

 

Loin d’être une quelconque menace pour la République, la décentralisation en est une des chances. Ce qui la mine, c’est l’ultra-concentration parisienne, ce sont les promesses non tenues d’un État thrombosé, c’est l’impression que l’avis des territoires ne compte pas, que les élus locaux sont vaguement consultés mais jamais écoutés. Loin d’être un risque pour l’égalité, la décentralisation en est au contraire l’un des vecteurs modernes. Comment croire qu’une application réglementaire égalitaire et sans nuance à des territoires si divers pourrait encore, comme jadis, être juste ? Loin d’être un poids pour la performance de notre économie, la décentralisation est le modèle qui permet de rapprocher décisions et investissements des vrais besoins.
Loin d’être un boulet pour les finances publiques, la décentralisation est la condition de la réforme de l’État, en supprimant les doublons qui ralentissent le temps de l’action publique. Nous, élus de la République, appelons à l’avènement d’une nouvelle étape de la décentralisation : les libertés locales. Les libertés locales, c’est d’abord un État respectueux des collectivités territoriales et de ses élus.Nous ne sommes pas des opérateurs de l’État mais des élus du suffrage universel. Tous les leviers de transformation de la France reposent sur des compétences partagées Etat/collectivités (développement économique, transition écologique et énergétique, action sociale, mobilités, santé, éducation, numérique, formation, petite enfance…). Nous demandons un agenda partagé de réformes. Les libertés locales, c’est le choix de l’innovation, du pragmatisme, et du bon sens, par la différenciation. C’est laisser les collectivités expérimenter. Pourquoi nos propositions pour coordonner les politiques de l’emploi, pour remettre à niveau les routes nationales ont-elles été balayées d’un revers de main ? La réforme constitutionnelle doit nous remettre sur le chemin de la République décentralisée. Les libertés locales, c’est ensuite une concertation sincère entre l’Etat et les Collectivités. La Conférence nationale des territoires qui n’était qu’un lieu de concertation formelle où l’État et les collectivités locales constataient leurs désaccords, est un échec. Il faut désormais inventer l’outil efficace du dialogue et de la négociation.
Les libertés locales, c’est le respect par l’État de ses engagements contractuels et de sa signature : la remise en cause des contrats de plan État-Régions, le transfert de charges sur les Départements de près de 11 milliards d’euros sur les allocations individuelles de solidarité et les mineurs non accompagnés, l’avalanche de normes et de réglementations sur les communes doivent cesser.
Les libertés locales, c’est la participation équitable de l’État aux côtés des collectivités au redressement des comptes publics : d’ici 2022 les collectivités locales vont contribuer à un désendettement de la France à hauteur de 50 milliards, alors que l’État va accroître l’endettement du pays de 330 milliards d’euros. A quand la réforme de l’Etat ? Les libertés locales, ce n’est pas l’affaire réservée des élus locaux, des Communes, des Départements et des Régions, elle est celle des citoyens, l’affaire de la France, de son avenir et de sa démocratie. C’est un mouvement de tous les territoires unis pour une République décentralisée !
 

Les 1 000 élu.e.s mobilisé.e.s à Marseille

 

Contribution « Le progrès social, condition première du progrès économique : quel modèle de protection sociale demain ? » du PS 67

Dans le cadre des Forums de la Refondation, la Fédération du Parti socialiste du Bas-Rhin propose une contribution sur : « Le progrès social, condition première du progrès économique : quel modèle de protection sociale demain ? »

Cette contribution est issue d’un travail mené par les militant.e.s et les sections.

 

La solidarité et l’universalité au cœur du projet socialiste 

 

En France, 3,5 millions de personnes touchent les minimas sociaux, 4 millions sont demandeur.se.s d’emplois, 13,5% de la population est considérée comme pauvre soit près de 8 millions de personnes. La protection sociale a pour objectif de réduire l’inégalité devant les risques de la vie et assurer aux individus un minimum de revenus. Il en va de la cohésion nationale.

Mais le modèle social est attaqué plus que jamais par la réduction des budgets sociaux et par une doxa néo-libérale qui veut que l’argent ruisselle spontanément des plus riches vers les plus pauvres alors qu’elle se concentre en réalité entre les mains de quelques-un.e. Ces attaques contribuent à légitimer l’existence des inégalités sociales et le déséquilibre des rapports sociaux.

Nous, socialistes, entendons garantir la protection sociale de toutes et de tous contre un maximum de risques. Nous proposons de poursuivre l’œuvre de nos aïeux qui ont solidairement mis en place l’Etat-Providence sur la base de la répartition des richesses et de la justice sociale. Nous entendons accompagner notre Etat-Providence dans ses missions qu’elles soient anciennes ou nouvelles pour qu’il permette à chacun et chacune de répondre à ses aspirations légitimes au bonheur tout en luttant contre toutes les inégalités.

Dans un monde où la croissance pourrait disparaître et compte tenu des efforts nécessaires pour réaliser la transition écologique, nous entendons assurer le « bien-être » de chacune et chacun. Faire croire qu’il existe un « American Dream » à la française, c’est mentir à nos compatriotes et dissimuler le fait que la richesse n’a jamais autant été concentrée en aussi peu de mains.

Dévaloriser notre héritage, c’est vouloir exposer les plus fragiles à la loi du marché. Le Parti socialiste propose une vision établie sur ses valeurs historiques. Il a toujours été moderne dans ses ambitions et respectueux de chacun.e dans ce qu’il peut apporter au vivre-ensemble. Il propose une économie établie sur la solidarité et l’empathie. Il entend porter sa voix partout où elle est utile car il est conscient que la recherche cupide du profit est démesurée. Il entend faire respecter des valeurs d’éthique.

 

1.Analyser les enjeux économiques et sociaux futurs

En tant que socialistes, il nous est apparu nécessaire dans un premier temps de replacer les termes du débat sur les évolutions futures de la société au niveau économique, social et financier, dont dépendra le choix du modèle social.

L’évolution de l’économie se fait à grande vitesse. De nouveaux modèles apparaissent, tels l’économie sociale et solidaire ou l’économie collaborative, et remettent en cause nos schémas de pensée habituels. Ils interrogent notamment la place du travail, ses formes, et son rôle dans la reconnaissance sociale des individus.  D’ailleurs, le modèle de protection sociale français est fondamentalement lié au travail. De ce fait, il est de la responsabilité du Parti socialiste d’anticiper les changements, les accompagner et de les intégrer dans ses propositions programmatiques.

Les évolutions sociales et sociétales interrogent aussi le nouveau modèle de protection sociale, qui devra impérativement considérer la place de l’individu, son autonomie et favoriser son émancipation.  En effet, selon nous, à la base de toute sécurisation sociale se trouve l’accès à l’éducation, de la formation initiale à la formation continue. L’individu ne saurait se résoudre à agir sur son environnement en restant isolé. Il ne saurait être plus entendu et écouté que s’il est soutenu par des pairs. Les démarches participatives et collectives (syndicales, associatives, politiques etc.) sont nécessaires au changement et à l’évolution des structures sociales vers un fonctionnement  plus démocratique et égalitaire.

Nous soutenons les nouvelles formes de coopération qui mettent à mal les revers et les limites du capitalisme. Nous sommes pour la consolidation d’un Europe sociale.

Nous avons identifié un autre enjeu fondamental, celui de la santé. Le vieillissement de la population et l’augmentation des problématiques liées à la santé au travail notamment en font une question importante. Le régime de santé sera fortement impacté tant dans ses modes de financements que dans un accès aux droits effectif. Là encore, il en va de la sécurisation sociale.

Les inégalités territoriales sont souvent la cause d’inégalités sociales. L’enclavement ou l’isolement de certains territoires fragiles rend l’accès aux services inégal. La décentralisation doit être au service d’une meilleure péréquation territoriale, d’une solidarité entre les territoires.

Indissociable de l’analyse de l’évolution de la société, la question du financement se pose. Dans la logique d’une réduction globale du travail et de l’apparition de nouvelles économies, il faut penser à de nouveaux modes de financement.

L’évolution de la taxation du capital est une nécessité. Mais elle n’exonère pas de réfléchir aux solutions plus générales. Le système fiscal complexe ne permet pas d’évaluer la performance de l’impôt dans la redistribution. Il nous apparait essentiel de réfléchir à un système fiscal plus en phase avec la société de demain et avec nos convictions. Un impôt plus juste, une répartition de la charge financière égalitaire, un partage des richesses plus équilibré. La contribution à l’impôt doit être universelle à la hauteur des moyens de chacun.e, pauvres ou riches.

Dans une optique de progrès social, il convient de refonder le modèle dans sa globalité pour mieux répondre aux défis actuels et futurs.

 

La Fédération portera au niveau national les orientations politiques suivantes, en vue d’un nouveau système toujours basé sur les principes d’universalité et de solidarité mais financé autrement pour une meilleure adéquation avec les besoins:

-La possibilité pour tous et toutes d’accéder à une éducation de qualité, de la formation initiale à la formation continue,

-Le soutien aux nouvelles formes de coopération dans le domaine économique et social,

-Une meilleure prise en compte des problématiques de la santé au travail,

-Une décentralisation garante de la solidarité entre les territoires,

-Une refonte du système fiscal pour financer le modèle social par un impôt plus juste, universel et en fonction des moyens de chacun.e

 

2.Penser le revenu universel

Le revenu universel est une proposition qui a émergé lors de la campagne de 2017. Compte tenu des débats suscités par cette proposition auprès de nos concitoyens et de nos concitoyennes et de l’électorat de gauche, nous devons poursuivre cette réflexion qu’il serait dommageable d’abandonner. La poursuivre et la renforcer car en effet, elle n’a malheureusement pas été suffisamment travaillée en amont pour susciter un consensus large, ni au sein du Parti socialiste, ni au cœur de la société française.

Trop de questions restent en suspens sur les modalités de sa mise en œuvre. La proposition peut trouver un intérêt tant à gauche que chez les libéraux mais les formes divergent fortement d’un camp à l’autre. Nous affirmons que le revenu universel est un outil pertinent. Mais qu’il doit être construit idéologiquement et les contours doivent en être clairement définis.

Le revenu universel doit être questionné au regard des valeurs de gauche. En effet, certains voient dans le revenu universel une occasion de réduire le coût de la protection sociale. Pour les socialistes, il s’agit d’une ambition sociale pour répondre aux besoins de demain. Pour nous, il est pertinent car il œuvre pour le progrès social et l’égalité réelle à plusieurs niveaux :

-Il est un moyen de lutte contre les déterminismes sociaux et pour l’émancipation des individus. Grâce à un investissement dans la société qui ne se résume pas seulement au travail rémunérateur, il autorise la pratique d’autres formes d’engagement qui sont productrices de richesses.

-Par une répartition des richesses, ce revenu inconditionnel renforce la solidarité s’il est couplé avec une fiscalité universelle.

-La complexité du système actuel a pour effet de dissuader de potentiels bénéficiaires. Le revenu universel est un outil de la lutte contre le non recours et pour l’accès aux droits.

-En matière sociale, les mots et les symboles comptent. Lorsque nous parlons d’ « assisté.e.s » ou de « charges sociales », lorsque nous diminuons les minimas sociaux tel que les APL ou que l’on conditionne le versement du RSA à la réalisation d’heures de travail bénévole, nous contribuons à affaiblir notre modèle social. L’existence d’un revenu universel a un effet déstigmatisant puisqu’il est versé à tous et toutes sans conditions.

Le revenu universel est lié à toutes les problématiques annexes que nous avons évoquées plus haut. Il faut l’inscrire dans la globalité et ne pas le penser seul, déconnecté des enjeux et débats.

Nous proposons pour cela un travail collectif sur cette question pour ne pas laisser à d’autres le soin de s’en emparer. Cela suppose de mener cette réflexion idéologique au sein du Parti dans un premier temps, puis de porter le débat sur la place publique afin de faire adhérer largement au projet.

Le revenu universel est défini comme une prestation individuelle, automatique, non conditionnelle et forfaitaire. Il faut le distinguer de la protection sociale qui équivaut à la protection de l’individu par les minimas sociaux et d’une allocation unique qui se limiterait à une simple fusion des 10 minimas sociaux.

Selon nous, la forme qui sera proposée devra respecter les principes suivants : l’inconditionnalité et l’individualité.  Nous proposons qu’un montant minimum soit fixé sur la base du seuil de pauvreté.

 

La Fédération portera au niveau national les orientations politiques suivantes:

-La pertinence du revenu universel pour faire face aux défis actuels et futurs en matière économique et social, et la nécessité de le construire au regard des valeurs de gauche

-Pour se faire, la mise en place d’un travail collectif pour en définir clairement les contours, à partir des principes d’inconditionnalité et d’individualité

 

3.Défendre le dialogue social et le pouvoir syndical

Le Parti socialiste défend le rôle des corps intermédiaires. En matière sociale, l’Etat n’est pas omniscient. Les corps intermédiaires, syndicats, associations, partis politiques, médias, sont nécessaires pour éviter les dérives autoritaires.

Les associations sont essentielles à la solidarité, l’entraide, et à la promotion des valeurs citoyennes comme le bénévolat. Les partis politiques, le nôtre en l’occurrence, doit revoir ses modes de fonctionnement pour convaincre plus largement et assumer son rôle. Le syndicalisme doit être défendu dans sa légitimité et sa capacité à défendre les salarié.e.s, loin des préjugés dont il est victime.

Cela nécessite dans un premier temps de comprendre les cultures syndicales et de combattre les préjugés qui pèsent sur le fait syndical, tel que le manque de transparence sur l’usage des fonds ou le manque de représentativité. Il faut repenser la place et le rôle des syndicats et construire un dialogue social moderne et adapté au contexte français. Pour cela, nous devons redonner aux syndicats les moyens d’agir.

Le fait syndical est le fruit d’une longue histoire commune à celle des mouvements de gauche : la reconnaissance de la section syndicale d’entreprise en 1968, les lois de renforcement du pouvoir des syndicats dans la négociation en passant par les lois Auroux de 1982, les avancées récentes de la représentativité. Mais aujourd’hui, il y a une contradiction entre la volonté d’un dialogue social performant et les moyens que l’on se donne pour le réaliser.

Le Parti socialiste adhère à la vision réformiste du syndicalisme. Le droit du travail fonctionne sur la base d’un socle commun, garanti par le code du travail. Le dialogue social prend toute sa place dans ce contexte, à partir du moment où il rééquilibre les rapports de force.

Les pouvoirs syndicaux se rendent comptent de la complexité actuelle du fonctionnement dans les négociations et de l’importance de soutenir les plus fragiles, autant demandeur.se.s d’emploi que salarié.e.s dans une société en profonde mutation. Ils savent leur rôle d’information auprès des adhérent.e.s.

L’affaiblissement des syndicats dans la négociation tient en grande partie au fonctionnement de notre système. Si d’autres pays  donnent l’impression d’être plus performants sur le fait syndical, c’est parce que les syndicats y sont présents tout au long du processus, jusqu’à l’assurance chômage comme en Belgique et en Italie, et parce que le dialogue social est plus performant dans l’entreprise comme en Allemagne.

Pour rééquilibrer le rapport de force dans la négociation, plusieurs choses sont réalisables. Nous proposons l’obligation d’aboutir et non seulement l’obligation de négocier. En effet, en dernier lieu, la décision revient à l’entrepreneur.e de manière unilatérale.

Cette obligation d’aboutir doit concerner tous les sujets (formation, négociation salariale etc.). Sur la méthode, en l’absence d’accord mieux disant, c’est le minimum prévu par le code du travail qui prévaut. Nous refusons  la création de l’instance unique en lieu et place des trois instances représentées jusqu’alors par le Comité d’Entreprise, le Comité d’hygiène et de Sécurité au Travail et les Délégué.e.s du Personnel.

A l’heure où le fait syndical est fragilisé, il est nécessaire de redire l’utilité d’un dialogue social renforcé. Nous réaffirmons l’importance de la présence syndicale en entreprise car elle est la voix des salarié.e.s dans un rapport de force inégal.

 

La Fédération portera au niveau national les orientations politiques suivantes:

-La défense des corps intermédiaires et la nécessité de renforcer le dialogue social, en rééquilibrant le rapport de forces dans la négociation

-L’importance pour les syndicats de se réformer pour s’adapter aux défis actuels et à venir et défendre aux mieux les intérêts des salarié.e.s

 

Contribution Europe de la Fédération du PS 67

Dans le cadre des Forums de la Refondation, la Fédération du Parti socialiste du Bas-Rhin propose une contribution sur l’Europe issue d’un travail mené par les militant.e.s et les sections.

La Fédération du Bas-Rhin du Parti socialiste entend réaffirmer
l’engagement profondément européen de notre parti

Le caractère européen du Parti socialiste s’est exprimé à travers l’apport déterminant des socialistes français à la construction européenne. Aujourd’hui, alors que la paix est contestée et que le monde a changé, nous demandons à ce que l’Europe soit placée au cœur des discussions de notre prochain Congrès. L’Europe n’est plus un sujet de politique étrangère tant elle impacte notre vie quotidienne.

La Fédération du Bas-Rhin n’entend pas proposer un catalogue de mesures exhaustif mais bien désigner de grandes priorités désignant le projet européen choisi par les socialistes pour une Europe toujours établie sur la justice sociale ; le progrès ; la lutte contre le réchauffement climatique, contre le crime économique, contre le terrorisme et contre les populismes. Il est temps de tourner la page des querelles d’appareil nées de la campagne sur le référendum de 2005, la Fédération appelle à la constitution d’un mandat clairement énoncé pour préparer, avec les camarades des partis frères[i], un projet européen visant à lutter contre les inégalités ; assurer une protection optimale et faire rayonner autant que possible les valeurs des socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes à travers le monde.

 

1. Les valeurs

La Fédération du Bas-Rhin entend non seulement renouveler son attachement à l’esprit de conciliation et de respect réciproque qui ont permis la plus longue période de paix qu’ait connu notre continent. Elle appelle à un changement de méthode pour influer positivement sur la future gouvernance européenne. L’Europe a besoin d’une vision et d’actions pour servir notre idéal socialiste et écologique.

Le parti socialiste tient comme essentielles et incontournables, les valeurs liées aux droits de l’Homme, la démocratie et l’Etat de droit. Le parti socialiste est vigilant et appuie, d’une part, la mise en place d’un espace de droit homogène en Europe, construit sur la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte sociale et d’autre part, la mise en place d’un Espace de libertés, de sécurité et de justice au sein de l’Union européenne.

La Fédération appelle à un changement profond des mentalités afin de se réapproprier la construction européenne ; diffuser nos idéaux de liberté, égalité, solidarité et écologie et en assurer la défense. Pour renouer avec la confiance, il nous faut de la clarté et de la proximité. La complexité et la technicité des politiques européennes nécessitent une plus grande attention. La transparence, en tant qu’outil de la démocratie, conditionne l’émergence d’une Europe ouverte. Le Parti socialiste doit davantage investir pour permettre un débat de qualité sur la gouvernance européenne. De plus, le mandat de parlementaire européen ne doit plus être un mandat de substitution.

 

La Fédération du Bas-Rhin propose les modalités d’organisation internes suivantes :

-Multiplier les formations sur l’Europe au sein des Fédérations par le biais d’échanges et le lancement d’une plate-forme collaborative sur l’engagement des socialistes français dans la politique européenne ;

-Désigner un.e délégué.e national.e Europe à Strasbourg en charge de la coopération avec le Parlement européen et le Conseil de l’Europe afin d’informer un réseau de correspondant.e.s fédéraux.ales en charge de la politique européenne du Parti socialiste. La Fédération entend assurer le lien entre l’Union européenne et le Conseil de l’Europe ;

-Préparer dès que possible le programme de la future délégation des socialistes français.e.s au Parlement européen et identifier les meilleurs candidat.e.s pour y porter nos valeurs et échanger avec nos camarades européens.

 

La Fédération portera au niveau national les orientations politiques suivantes :

-Le Parti socialiste exige la ratification sans délai par l’Union européenne de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Elle ne peut plus être davantage retardée ;

-Le Parti socialiste demande le transfert de l’ensemble des travaux du Parlement européen à Strasbourg, à proximité du Conseil de l’Europe où siègent les représentant de 47 Etats européens afin d’assurer les échanges entre l’Union européenne et le Conseil de l’Europe

 

2. Socialistes d’Europe, unissons-nous !

L’Internationale socialiste (IS) et le Parti des socialistes européens (PSE) portent une légitimité historique mais sont largement sous-employés et méconnus des militant.e.s. Il y a moins d’échanges entre sociaux-démocrates, travaillistes et socialistes alors que la mondialisation est de plus en plus évidente. Un socle commun doit être défini et promu. Le Parti socialiste doit emmener nos idées au-delà de nos frontières afin de préparer une réponse commune visant à défendre un haut niveau de protection, et d’harmonisation sociale;

La Fédération du Bas-Rhin propose les modalités d’organisation internes suivantes :

-Le renforcement des échanges entre militant.e.s des partis frères par le biais de jumelages entre sections et fédérations ; la mise en commun des fondations et recherche ; l’échange de bonnes pratiques entre élu.e.s ; la désignation d’une fête européenne annuelle visant à accueillir en France les militant.e.s des partis frères;

-Le lancement de projets visant à renforcer la contribution des militant.e.s et élu.e.s français.e au renforcement de la gouvernance du PSE et de l’IS ;

La Fédération portera au niveau national les orientations politiques suivantes :

-Le Parti socialiste participe aux travaux du PSE et de l’IS afin de préparer la mise en place d’un consensus en vue des prochaines élections européennes. La Fédération souhaite la mise en place d’un programme commun avec les partis frères et est favorable à la désignation d’une tête de liste pour le poste de président.e de la Commission européenne (Spitzenkandidat) dans le cadre d’une campagne commune et la création d’une liste transnationale;

 

3.Une « Europe des solidarités » 

Comme le niveau national a assuré un certain niveau de protection à ces citoyens et citoyennes, l’Europe doit aujourd’hui être un nouveau repère et fournir un cadre rassurant, protecteur, fondé sur le progrès, la justice sociale et l’écologie.

La construction européenne doit affirmer de nouveaux droits à travers ses politiques publiques et ainsi répondre aux préoccupations des européens et des européennes que ce soit du côté de la sécurité alimentaire et sanitaire, les perturbateurs endocriniens, le contrôle des lobbies, l’accueil des réfugié.e.s…Elle doit aussi être à l’initiative des changements de mentalité et de pratiques pour réaliser la transition écologique.

Seule une mise en commun de nos capacités au sein d’une Europe fédérale peut nous permettre de réaliser enfin l’Europe sociale et de lutter contre la mise en concurrence des citoyens et des citoyennes européen.ne.s. Cette nouvelle étape dans l’intégration se structurera autour de l’harmonisation fiscale et de la lutte contre le dumping social.

Le Parti socialiste doit s’opposer à toute velléité de repli. La Fédération est en faveur de sanctions efficaces et constructives contre les pays qui ne respecteraient pas les traités.

La Fédération est opposée à toute idée d’Europe-Forteresse qui impliquerait un repli sur soi et ne permettrait pas de répondre de façon humaniste et efficace aux défis extérieurs en passe de devenir structurels : l’accueil des réfugié.e.s, la lutte contre les crimes économiques, contre la traite et contre le terrorisme ; la prise en compte du réchauffement climatique.

L’Europe se construit aussi au quotidien dans les régions et dans les villes. C’est en agissant au plus près du cadre de vie des européens et des européennes que l’intégration européenne sera parachevée. L’Union européenne doit contribuer aux territoires en offrant un égal accès aux services d’intérêts généraux et la préservation des biens communs.

Au niveau international, la politique et la coopération étrangère de l’Union européenne doivent aussi porter nos engagements pour le progrès, la justice sociale et la transition écologique.

 

La Fédération du Bas-Rhin propose les modalités d’organisation internes suivantes :

-La Fédération du Bas-Rhin est en faveur de coopérations et de projets européens portés par les militant.e.s socialistes qui permettent le suivi des engagements et leur évaluation. Cette approche pragmatique permet la transparence et ouvre la voie à une Europe ouverte poursuivant les efforts d’effacer les frontières intérieures ;

-Les élu.e.s locaux du Parti socialiste investissent une partie de leur temps pour la coopération avec leurs homologues d’autres régions d’Europe dans le cadre de leurs compétences : jeunesse, éducation, emploi, sécurité, développement des circuits courts…

 

La Fédération portera au niveau national les orientations politiques suivantes :

-Le Parti socialiste exige une Europe plus démocratique et propose un paquet institutionnel mettant en avant l’intérêt général européen sur les égoïsmes et intérêts nationaux :

-L’abaissement du nombre de Commissaires européen.ne.s doit contribuer à réhabiliter le rôle de la Commission et cheminer vers l’émergence d’un exécutif européen face à un Parlement européen responsable, doté comme tout parlement des moyens de contrôler la mise en œuvre des politiques publiques ;

-La détention par le Parlement européen de l’essentiel des prérogatives du pouvoir législatif. Il souhaite que la position du Conseil de l’Union européenne évolue vers celui d’une chambre haute ;

-La limitation du rôle du Conseil européen et de ses réunions. Son travail se concentrerait sur la préparation d’un programme de travail trisannuel. Le droit de veto et la règle de l’unanimité seraient éliminés ;

-Le mode de scrutin des élections européennes attribuerait une part importante de sièges à des listes transnationales ;

-Le Parti socialiste demande une stratégie efficace contre les procédures d’évitement fiscal ou nuisibles à l’environnement. Il appelle à dissuader et sanctionner les entreprises qui se comporteraient de façon irresponsable à travers la mise en place d’une responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Il propose un niveau de protection élevé pour les donneurs d’alerte.

 

[i] Les partis signataires de la charte du Parti socialiste européen regroupant les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d’Europe et tous les partis européens « d’inspiration socialiste, progressiste et démocrate ».

 

Urgence sociale : agir avant qu’il ne soit trop tard !

Interpellation adoptée à l’unanimité du Conseil fédéral réuni le 6 décembre 2017

La Fédération du Parti socialiste du Bas-Rhin exprime sa profonde inquiétude face à l’urgence sociale particulièrement forte en ce début d’hiver sur le territoire de Strasbourg et alentours. Des personnes isolées et de nombreuses familles, avec des enfants parfois en bas âge, souvent issues de la migration dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu et incertain, se retrouvent aujourd’hui dans une situation de grande précarité, sans solution d’hébergement.

Certes, beaucoup de places ont été ouvertes ces dernières années, y compris par la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg qui mènent une action volontariste dans ce domaine, comme dans celui du logement social, tandis que d’autres se désengagent massivement : l’Etat comme le Département du Bas-Rhin.

Mais tous les dispositifs existants sont aujourd’hui saturés. Le plan hivernal annoncé tardivement par la Préfecture est clairement insuffisant et ne permettra pas de mettre à l’abri toutes ces personnes. Ce sont aujourd’hui plusieurs centaines de places qui manquent.

Réaffirmant les valeurs qui sont les siennes – des valeurs de solidarité, d’accueil et d’aide aux plus démunis, la Fédération du Parti socialiste du Bas-Rhin refuse de tolérer ces situations indignes qui mettent en danger la santé et la vie de ces personnes, y compris des enfants en bas âge, et demande donc à l’Etat, compétent en matière d’hébergement d’urgence, de prendre pleinement ses responsabilités et de mettre rapidement à l’abri les familles et toute personne en situation de grande vulnérabilité à Strasbourg et alentours.

En juillet dernier, à Orléans, le Président de la République avait déclaré ne plus vouloir personne à la rue d’ici la fin de l’année. Au-delà des annonces, ce sont des actes rapides et concrets qui sont aujourd’hui nécessaires pour répondre à l’urgence sociale.

Rencontre avec Christophe Pierrel – lundi 4 décembre à 19h30

Christophe Pierrel, ancien chef adjoint de cabinet de François Hollande à l’Elysée viendra échanger autour de son livre Ils votent Marine, et ils vous emmerdent (ed La Tenga, 2017) le lundi 4 décembre à 19h30 au restaurant La Victoire à Strasbourg (salle du haut)

« Après avoir passé cinq ans dans les plus hautes sphères du pouvoir, et notamment à l’Élysée auprès de François Hollande, j’ai voulu comprendre ce qui poussait ces femmes et ces hommes à voter Marine Le Pen. Comme simple citoyen, sans pouvoir et sans préjugés, je suis parti sur les routes de France pour retrouver la réalité d’un monde éloigné des ors de la République.
Mes interlocuteurs, je les ai rencontrés par des connaissances ou au hasard de mes pérégrinations. Des ouvriers de l’usine Whirlpool d’Amiens, en passant par les agriculteurs des Hautes-Alpes, des habitants du Cantal aux élus désabusés du Var ou du Pas-de-Calais, ces Français qui se sont racontés portent en eux la sincérité de ceux à qui la vie ne fait aucun cadeau.
Loin d’être tous des fachos ou des racistes comme j’aurais pu le croire, ils veulent tout faire péter pour qu’enfin le reste du monde s’intéresse à eux.
Voter à l’extrême droite ne leur fait plus peur, car ils pensent déjà connaître le chaos. Leur vote est devenu leur arme. Sans état d’âme, ils votent FN et ils emmerdent tous les gens qui ne les comprennent plus !  »

Entrée libre

Débat sur la refondation projet politique socialiste européen

Le débat s’est déroulé mercredi 15 novembre avec des députés membres du Parti Socialiste Européen, dont Emmanuel MAUREL, Sylvie Guillaume, Ana Gomes (députée socialiste portugaise), Marc Tarabella (député socialiste belge), Javier Lopez (député socialiste espagnol)

Il a été question de refondation du Parti socialiste au niveau européen, de la nécessité d’affirmer nos valeurs de gauche afin de mieux les défendre face à une droite de plus en plus libérale. Le clivage gauche-droite existe et doit continuer à exister au risque de faire le lit des populistes.

Les Forums de la Refondation

La Fédération du Parti socialiste du Bas-Rhin a lancé un cycle d’ateliers dans le cadre des Forums de la Refondation.

Trois Forums se réunissent régulièrement pour réfléchir et proposer des contributions pour l’avenir du Parti.

Ces Forums sont ouverts à toutes et tous. Vous trouverez ci-dessous les prochaines dates des ateliers.

 

*************************

Forum 1: « Le progrès social, condition première du progrès économique: quel modèle de protection sociale demain?

Mardi 14 novembre à 18h30 à la Fédération avec Philippe Bies, adjoint au Maire, ancien député

Vendredi 17 novembre à 19h à la Fédération avec Sabine Gies, Secrétaire régionale de la CFDT Alsace

Animatrice: Sarah Laulloo

Co-animatrice: Angélique Inacio

 

**********************

Forum 2: Quel avenir pour la sociale démocratie européenne ? Les socialistes et l’Europe

Mercredi 15 novembre à 18h au Café Stern

Mercredi 15 novembre à 20h à la Maison des syndicats (1, rue Sédillot à Strasbourg) :  Débat sur la Refondation du projet politique socialiste européen avec la Délégation socialiste française au Parlement et avec des députés membres du Parti Socialiste Européen, dont Emmanuel Maurel, Sylvie Guillaume, Ana Gomes (députée socialiste portugaise), Marc Tarabella (député socialiste belge), Javier Lopez (député socialiste espagnol)

Samedi 18 novembre à 10h à la Fédération

Animateur: Jean-Baptiste Mathieu

Co-animateur: Guillaume Parent

********************

Forum 3: A quoi sert le PS? Qu’est-ce qu’être socialiste? Qu’est-ce qu’être militant-e? Comment organiser le PS demain au niveau national et fédéral? Exercice du pouvoir (national, local) et rôle du PS (national, local).

Mardi 14 novembre à 20h à la Fédération

Mardi 21 novembre à 20h à la Fédération

Animatrice: Pernelle Richardot

Co-animateur: Gabriel Derais

**************************
Vous pouvez envoyer vos contributions, remarques, réactions, informations à contributions67@gmail.com

Motion adoptée par le Conseil fédéral du 31 octobre 2017

MOTION

Adoptée à l’unanimité par le Conseil fédéral du 31/10/17

Le Conseil fédéral réuni le mardi 31 octobre 2017 demande solennellement et à l’unanimité aux élu-e-s ayant figuré sur des listes soutenues par le Parti socialiste et ses militant-e-s lors des précédentes échéances locales de respecter les engagements pris alors.

Pour être élu-e-s, ils ont bénéficié du soutien militant, moral et financier de la Fédération du PS 67 et se sont engagés à contribuer solidairement au remboursement des dépenses engagées lors des campagnes et au fonctionnement politique du parti.

Quels que soient les choix actuels et futurs des uns et des autres, ils ne sauraient s’exonérer de cet engagement et de ce respect dû aux militant-e-s qui ont permis leur élection.

Installation des Forums de la Refondation dans le Bas-Rhin

Les Forums de la Refondation ont été installés mercredi 25 octobre dernier.

Forum 1: Le progrès social, condition première du progrès économique: quel modèle de protection sociale de demain?

Forum 2: Quel avenir pour la sociale démocratie européenne? les socialistes et l’Europe »

Forum 3: A quoi sert le PS? Qu’est-ce qu’être socialiste? Qu’est-ce qu’être militant-e? » Comment organiser le PS de demain, au niveau national et au niveau fédéral? Exercice du pouvoir (national, local) et rôle du PS (national, local)?

Tu peux envoyer tes contributions, remarques, réactions, ou demande d’informations sur les ateliers à: contributions67@gmail.com